Elles ont 13 et 14 ans et elles sont déjà mamans



↪La semaine dernière , sur la page facebook ( maman de ptite paupiettes ) une maman est venue à moi, completement bouleversée ,
Elle venait d'apprendre que sa fille de 13 ans était enceinte et à quelques semaines de l'accouchement déjà,
Un véritable choc pour la petite famille.. Apprendre que son bébé va donner naissance.. Elle m'a demandé de poser ses inquiétudes sur ma page pour trouver du soutiens, des conseils, des récits,
Il y en a eu .. Mais il y a surtout eu de la haine, des jugements, des horreurs..

J'ai trouvé ça tellement effroyable de lire tout ça.. J'ai passé ma soirée et ma journée à tout supprimer pour ne pas que la futur mamie lise la haine des gens.. Nous avons supprimés le statut par la suite , ça devenait ingerable et completement repugnant !

Nous nous commes rendus compte que c'était un sujet vraiment TABOU ici et que pourtant.. Ca arrive a n'importe qui.. Et nous ? Si demain notre fille de 13ans nous annonçait ça ?? Est-ce qu'on voudrait que des inconnus la qualifient de " pute " , de " salope " ? est-ce qu'on aimerait être nous des " mauvais parents " aux yeux des gens ?!

Mon sang était glacé en lisant tout ça.. Ca pourrait arriver à ma fille, ça aurait pu m'arriver aussi.

La futur mamie a décidé de vous livrer son témoignage ici, ainsi qu'une maman ado que je connais personnellement qui a donné naissance a 14ans , ATTENTION mon but n'est pas de faire passer le message " faites des enfants en étant enfants vous aussi, c'est trop fun " mon but c'est simplement d'apporter des témoignages, des récits , du vrai et peut-être revoir vos idées sur les mamans enfants.


Témoignage d'une futur (très jeune) mamie .. 

- Je remercie Céline de m'avoir proposé l'idée de vous raconter notre histoire dans son blog, si je peux aider de futurs grands-parents perdus comme je l'ai été il y a quelques jours et encore aujourd'hui.
Je vais donc livrer notre histoire qui débute juste. Je suis maman d'une petite tribue de trois enfants je suis célibataire depuis quelques temps et tout semble rouler comme sur des roulettes, mes enfants sont sages et plutot bons eleves ! J'ai un peu la vie idylique de la maman celibataire puisque je travail que je suis en maison que j'arrive a boucler mes fins de mois et qu'on a trouver un equilibre, mon ainée est plutot proche de moi, c'est une préado qui ne cause pas d'histoires elle est reveuse dans son univers et elle joue encore aux poupées avec sa soeur, je ne la qualifiait pas encore d'ado il y a quelques jour mais d'enfant, de bébé ! elle n'est pas encore mature, pas du tout , elle suce encore son pouce devant ses dessins animés, je choisi encore ses vêtements pour elle au magasin, elle a encore des horaires pour regarder la télévision.. 
Elle n'a vraiment jamais posée de problemes, pas de mauvaises frequentations, pas de mauvaises notes, pas de convocations au college, elle repond tres rarement, elle m'aide.. Bon une petite fille bien cool quoi.
- Il y a quelques mois je m'étais un peu fâchée après elle car j'avais vu sur facebook qu'un jeune-homme qui semblait bien plus vieux qu'elle lui disait " je t'aime" sur certaines publications qu'elle partageait (Elle a facebook car c'est ce qui lui permet de parler à son papa puisque nous sommes séparés, mais sur son facebook pas de photos d'elle) Elle m'avait dit qu'il avait 17ans quelque chose comme ça, puis elle l'avait supprimer (de ses dires car je n'étais pas allé verifier) qu'il habitait pas ici, qu'elle ne l'avait jamais vu qu'elle s'en foutait des garçons qu'elle ne savait pas comment il était dans sa liste, bref je l'ai cru , et la petite vie a continué jusqu'à il y a quelques jours ( le mois dernier on était au Portugal elle a même fait de l'acrobranche!)
Tout a basculer en une fraction de seconde, on était dans le jardin dans le spa elle a commencé a se sentir mal a pleurer à vomir, je l'ai conduite a l'hopital en urgence je pensais a coup de chaud, là-bas ils ont immediatement suspéctés un soucis aux reins elle a eu une injection en attendant le pediatre , j'étais en attente des familles avec mes enfants, l'attente était vraiment longue 
On est venu me voir apres quelques temps en me disant que ma fille allait bien et .. Qu'elle était enceinte d'un peu plus de 7mois, 
au début j'ai rigolé, j'ai même eu un fou rire je n'arrivais pas à m'arreter , je me tenais au mur, j'ai demandé si vraiment c'était le moment de deconner, 
puis j'ai redemandé si ma fille allait bien, si elle avait eu un calcul rénal quelque chose comme ça ? de nouveau la femme m'a tenue l'épaule et m'a dit " votre fille est enceinte, elle va bien, tout se déroule bien aussi, elle accouchera dans quelques semaines il va falloir rencontrer le pédiatre et l'assistante sociale pour parler " je n'ai pas su répondre , le sol semblait trembler sous mes pieds, j'entendais plus autours de moi j'étais dans un casque blindé !! j'ai vomis dans le sac de change de mes enfants ! Je suis allé la voir et la ça a été terrible elle n'a rien voulu me dire, elle ne décrochait pas une parole comme si elle n'avait pas confiance en moi, on m'a rassuré en me disant qu'elle avait confié à l'equipe ne pas avoir été violée, pour moi c'était important de le savoir , elle est resté une nuit là-bas et moi je rentrais avec mes questions, mon ex mari allait venir pour ma fille plus jeune et j'allais devoir lui annoncer ça.. c'est un homme tres caracteriel et lui-même toujours gamin dans sa tête ! lui annoncer ça.. J'avais peur qu'il parte dans un coup de folie et qu'il devienne dangereux donc j'avais prévenue ma voisine, c'est vrai annoncer a un papa très stricte qui se prend lui même pour un enfant que sa fille qui vient d'avoir 13ans (qu'il prend encore sur ses genoux pour la câliner et qu'il amène toujours au lit dans ses bras lorsqu'elle s'endors sur le canapé) est enceinte de plus de 7mois. En ettendant j'ai oublié de dire que je m'étais transformée en enquêtrice, même si ce n'est pas dans mes valeurs, j'ai fouillée toute sa chambre : rien ! ses sacs : rien ! j'ai regardé ses recherches internet, rien de bien passionnant jusqu'à ce que je tombe sur une même journée sur des recherches de type " cacher une grossesse " , " douleur accouchement " , " pas d'echographie pendant 9mois " , la j'ai senti un gros coup de couteau dans mon dos.. On se dit tout elle a réussi a me cacher sa grossesse pendant  7mois alors qu'elle était au courant !! pour moi c'était dramatique car je me suis dit que moi j'aurais du le voir, ce ventre rond , malheureusement jusqu'au moment de son malaise ou on a appris ça, son ventre n'était pas rond ! même aujourd'hui d'ailleurs, elle a toujours eu son ventre de bébé , jamais été super fine mais n'a pas de ventre de femme en fin de grossesse.
Bon l'annonce au futur grand-père..  il est arrivé et j'ai pleuré, il m'a pris dans ses bras en me demandant ce que j'avais , je lui ai dit tout de suite, il s'est assis sur le canapé, les mains sur son visage, il a allumé une cigarette, il faisait claquer ses os de mains.. J'avais peur et je me sentais noséeuse, puis il a commencer a parler.. " elle va bien ?" j'étais étonnée de sa question je lui ai dit qu'elle allait bien que sa grossesse semblait normal , après quelques reproches sur le fait que j'aurais du être plus attentive aux changements, il m'a pris la main et m'a promis d'être là pour elle, financièrement pour commencer (je suis seule un cdi a la maison! je peux pas assumer un autre bébé seule..) il était tres decu de notre fille mais j'ai l'impression qu'il l'a quand même mieux pris que moi.. 
Ensuite s'en ai suivi beaucoup de dialogue avec notre fille, mon ex mari est allé voir les parents du futur papa qui ne souhaite pas reconnaitre l'enfant, avec les parents du " futur papa " pas de dialogue possible ils ont fait que de parler argent et avaient peur qu'on leurs demande de l'argent mais pas du tout.. Nous avons décidés que mon ex mari verserait 400€ a notre fille tous les mois (car il peut se le permettre) et moi je l'aiderait a la hauteur de mes petits revenus ( 100€/mois) en sachant qu'elle vie chez moi qu'elle n'a pas de loyer a payer , c'est pour son bébé et pour economiser pour la suite, nous avons fait des dossiers pour les aides, nous attendons encore des nouvelles..
On souhaite (et elle aussi) qu'elle continue ses études, jusqu'au bout ! le bébé ira en crèche , nous avons bien-sûr tout évoqué avant tout ça, même la naissance sous x mais ça lui parait (et a nous aussi) inenvisageable. Nous ne la lacherons pas, jamais! s'il faut que je fasse des nuits pour l'aider, je le ferais ! nous avons été acheter quelques trucs pour le bébé et.. Au faite. C'est un garçon :) 
je suis la plus heureuse !! je suis passée de la colère à la joie extreme en moins d'une semaine.

Merci a tous ! Sab.

-Témoignage de mon amie Chiara, maman à 14ans :

J'étais alors en 4ème (oooooh, l'époque du maquillage bien noir partout et surtout des garçons), je m'occupais pas franchement de grand chose à part des cours et je n'avais qu'une seule amie. Les garçons, ce n'était pas trop mon délire ! Et puis de toute façon, j'avais pas l'air de les intéresser non plus mdr. Jusqu'au jours où j'ai rencontrée ce garçon, celui qui a changer ma vie à jamais.
Une relation très compliquée, remplit de "je t'aime, moi non plus" mais de tellement de passion.. Jusqu'au jour où cette relation pourtant si fusionnel, s'arrête car vous vous aimez à la haine.
Une semaine après cette rupture, je tombe malade. Je vomis, je ne fais que ça.. Mon père décide donc d'appeler un médecin, une simple gastro d'après lui ! (Ma simple gastro s'appel Luciano est à 6 ans..)
Après une semaine de vomissement continue, mon père décide de revoir le médecin tout en lui faisant part qu'il y a encore quelques semaines j'avais un copain. Bien sur, le médecin a demandé une prise de sang. La journée passe, je dois attendre 17h30 pour aller chercher mes résultats. Je stresse, je me demande si c'est réellement possible, je commence à flipper ça y est. (sans oublier que forcément quand tu as eu un rapport à 14 ans tu oses pas trop le dire à ton père, enfin moi j'avais pas osée jusqu'à la du moins) 
17h30, je pars chercher les résultats. Arrivée au laboratoire, la nenette me fait clairement comprendre qu'étant mineur je ne peux accéder à mes résultats et que c'est mon père qui va devoir venir les chercher. Tellement en colère, je m'en vais, je stresse, j'ai une putain de boule au ventre et surtout je veux savoir avant mon père. J'arrive donc à la maison, et j'entend avant même de voir mon père la pire phrase que j'aurais pu entendre à ce moment la... "Merci de m'avoir appeler docteur, bonne journée" et merde, me suis-je simplement dit. C'est alors que je suis rentrée dans la pièce, comme-ci je n'avais rien entendu. Je n'ose pas regarder mon père dans les yeux, pourtant il le faut.. Nos regards ce croisent, et à cet instant il m'a lancé "et bien FÉLICITATION tu es enceinte" EN QUOI? J'ai rien compris, et avant même que je n'ouvre un seul mot mon père parti dans un profond sanglot, suivit d'un relèvement presque total et d'un "je serais là, peut importe ce que tu décides". Voilà comment j'ai appris la grossesse de Luciano, pas très fun vous allez me dire.. Mais j'en garde de profond souvenir. 

La grande aventure commencée.. Moi, Chiara, petite collégienne, j'attendais un bébé. J'ai mis quelques jours à redescendre de cet annonce fracassante. 
Je n’ai malheureusement que très peu de souvenir de ma grossesse.. C’est d’ailleurs l’un de mes plus grand regret : avoir oublier ces moments si précieux. C’est vraiment compliqué de se rappeler cette période alors que je n’arrivais même pas à réaliser ce qu’il m’arrivait. J’étais perdu entre mon moi adolescent qui ne savait absolument pas ce qu’il se passait et qui était complètement brisée par son premier amour de jeunesse (ouais bah ouais forcément, c’est aussi ma première déception amoureuse) et l’autre partie de moi complètement heureuse et s’apprêtant à devenir maman. 
Je passais la plupart de mes journées a pleurer a cause de la douleur de cette repture, la peur de donner naissance à cet enfant dans une situation familiale brisée et tellement compliquée. 

Tout c'est très vite enchaîné pourtant malgré moi : échographie de datation, déclaration de grossesse, ouverture de compte.. BREF c'était la folie. Et derrière cela je continuais à aller au collège.. Tiens d'ailleurs, parlons-en de ce fameux collège et de l'arrivée de cette mega giga bombe que j'avais lancer. 
Vous vous doutez bien que la nouvelle est très mal passée, ça passait par les élèves qui t'insultent de tout les noms aux parents d'élèves qui se permettaient de faire des réunions dans notre dos parce que vous comprenez "Chiara donne un très mauvais exemples pour nos filles!" Mdr, c'est vrai que ta fille m'a attendu tiens ! Je vous jure, j'ai vécu l'enfer. Je mangeais seule, j'allais en pause seule, je montais au collège seule. Mes journées étaient rythmés par des insultes continuent, des regards persistants, des moqueries.. Et le soir ? Et bien le soir les gens continuaient de verser leurs haines envers moi sur les réseaux sociaux. On m'harcelait de message, d'insulte, je n'étais jamais tranquille. Tout le temps, il y avait quelqu'un pour me rappeler que c'était "horrible" ce qu'il se passait dans ma vie.  Je me suis donc coupée du monde à ce moment là et j'ai tout simplement supprimée tout mes réseaux sociaux. Cela n'empêche pas les insultes dans la cours ainsi que les regards et les moqueries, mais quand je rentrais chez moi,  je n'avais qu'une seule chose en tête : MON BEBE. 

La grossesse avancée, j'ai vécue avec beaucoup de chance la révélation du sexe de bébé dès la première échographie ! C'était le 9 mars 2012, je m'en souviens comme si c'était hier. Je rêvais d'avoir une fille, mais lorsque mon gynécologue (le même qui m'a suivit 5 ans plus tard pour Maryna)  m'annonça que j'attendais un petit mec, je suis restais la femme la plus heureuse du monde. J'allais avoir un fils. Les semaines se sont écoulées, je préparais avec impatience l'arrivé de mon petit garçon, sans même savoir comment j'allais l'appeler mdr. Quelques aller à l'hôpital pour quelques petits problèmes de santé sans gravité, les nausées du matin qui continuaient malgré la fin du premier trimestre, et toujours prise par l'école bien évidemment.

Un autre moment fort de ma grossesse, la deuxième échographie ! Quel bonheur de revoir bébé, bien grandit et toujours petit mec mdrrrr (j'avais trop peur qu'on me dise que c'était finalement une fille). Tout continuer son cours, j'arrêta les cours dans mon cinquième mois de grossesse car j'avais beaucoup trop de stress accumulés qui me créer des contractions. Le collège, les moqueries, mon ventre qui devenait beaucoup trop gros pour le cacher.. Je n'y arrivais plus, je ne me sentais vraiment plus, je ne supportais plus le regard des autres. J'ai alors arrêter, et continuer de mon côté, chez moi, en cachette. A 6 mois et demi de grossesse, je passais le brevet. J'y suis allée, mon ventre était plus gros que jamais (en même temps avec déjà +15 kilos sur la balance..), j'ai affrontée tout ses regards oppressants, méchants, jugeant, rabaissant.. Et j'ai passée mes épreuves. Quelques semaines plus tard, j'apprenais l'avoir obtenue avec mention bien, et surtout j'étais acceptée en seconde général alors plus rien à faire.
J'ai eu beaucoup de chance car les derniers mois de ma grossesse étaient pendant les grandes vacances (la canicule c'était moins chouette enceinte de 7 et 8 mois), j'ai pu grossir et profiter seule avec ma famille sans les regards. Pas de rentrée par contre pour moi cette année là, enfin du moins pas en septembre ! Luciano devait pointée son petit nez le 19 septembre. Fin de grossesse tranquille avec une légère frayeur d'accouchement prématurée à 34SA, évitée grâce à une hospitalisation de 2j.
J'attendais patiemment le plus beau, le plus bouleversant, le plus fou jours de ma vie. 

C'est sans le savoir qu'un matin comme tout les autres je me réveillais avec la sensation d'être mouillée, clairement comme si je m'étais pisser dessus (pas glamour ouais je sais).

Mon père qui avait eu la bonne idée d'aller faire son tour en ville du matin, n'avait bien sur pas pris son téléphone... Donc me voila, marchant dans tout le salon comme un canard avec du liquide me coulant le long des jambes... (toujours pas glamour désolée, mais c'est pas le pire attendez mdr) Bref, mon père a finit par rentrer, et on a finit par aller à la maternité quand même ! Mais bon, vue que j'ai pas de bol, premièrement les contractions ne sont pas arrivés tout de suite... Deuxièmement quand elles sont arrivés par contre les salopes (pardonnez ma vulgarité, mais vous comprendrez si vous avez accouchés.. Pour les autres... Vous inquiétez pas c'est merveilleux un accouchement ! ou pas) elles m'ont bien fait crier et j'ai ordonnée une péridural ! C'est là qu'interviens le troisièmement.. On était dimanche, il n'y avait qu'une seule anesthésiste disponible et l'hôpital était blindé d'urgence. Merci mon fils, tu choisis bien ton jours toi. Donc on m'a clairement fait comprendre que j'allais devoir attendre et souffrir en silence. Après 6h d'attente, de souffrance, et une ouverture de col a 5cm c'est la délivrance : on me pose la péridural. Je ne sens plus rien, mis à part la descente de bébé dans le bassin, je me repose, j'appelle ma tante, je discute avec mon père qui est à mes côtés. Et a 21h on vient me dire qu'il va falloir commencer le travail.. Je ne stress pas, je suis confiante, zen et complètement soulagée. 21h15 on me met en position, 21h16 je fais pipi sur la table d'accouchement (je vous avais prévenu que c'était pas glamour), à 21h17 j'ai la honte de ma vie mais je donne tout ce que j'ai pour enfin voir la bouille que j'ai tant attendue.. A 21h30 le coeur de Luciano ralentit, les sages femmes me disent alors que j'ai trente minutes pour le sortir sinon nous serons obligés de passer en césarienne.. Je donne tout ce que j'ai, toutes mes forces , A 22h04, le 9 septembre 2012, on me pose mon fils, Luciano Aldo Armando Vitaliano-Tarde dans les bras.
Je deviens alors maman d'un merveilleux petit garçon, à 14 ans seulement.
Les jours à la maternité ont été très compliqués, Luciano comme pour me rassurer et me confirmer qu'il était bien là, avait un besoin constant d'être sur moi, contre moi. Nous avons fait du cododo et des nuits très courtes pour ses 4 premiers jours de vie. 
Le retour à la maison fit des plus intense, les visites à la famille, l'organisation à trouver, et surtout apprendre à être maman n'était vraiment pas simple. J'avais cet petit chose dans mes bras, qui ne réclamait que moi, et j'étais la personne la plus heureuse. La première semaine, mon papa m'a beaucoup aidé pour les nuits. J'ai eu une chance incroyable de l'avoir à mes côtés dans ces moments si difficile pendant lesquels je me sentais terriblement seule et abandonnée. Il était mon soutiens le plus pur, le plus sincère, le plus véritable.
Tout c'est mit en place assez rapidement, et alors que mon fils avait à peine deux mois, je faisais ma rentrée au lycée. J'étais devenue l'ovni, celle à qui on ne parlait presque pas. J'ai eu beaucoup de mal à me faire à cette nouvelle vie, cette nouvelle vie qui m'avait apportée tellement mais qui me prenait tellement de chose également.
J'ai continuée à jongler entre le rôle de maman, celui de lycéenne et d'employée.
Je faisais des petits boulots à droite à gauche pour avoir de meilleur revenu qui me permettait de gâter mon fils, et de nous faire une peu plaisir.
Les mois ont ensuite défilées, et grâce à ma volonté de faire j'ai eu l'accord d'une juge aux enfants pour enfin avoir MON appartement. C'est alors avec beaucoup d'acharnement que pour mes 15 ans je posais mes premiers cartons dans mon chez moi. Une nouvelle organisation c'est alors mis en place... Nounou, lycée, nounou, bain, biberon, devoir, dodo. C'était ça tout les jours, hors-mis les weekends et vacances qui eux étaient composés de la catégorie "boulot" en plus de tout ça.
J'ai finalement changée de lycée, et je suis partie sur des études dans le commerce.
Rien avait changer en ce qui concerne les critiques et tout le reste, vous vous en doutez bien. Mais j'ai beaucoup rit lorsque quelques années plus tard je vis certaines personnes qui me crachaient dessus faire pareil ou bien sortir avec le papa... Hum vous rendez-vous compte de l'ironie de la situation?
BREF, trêve de plaisanterie. Après 4 années à me battre, a faire semblant que tout me passait au dessus et a me battre pour une seule personne... J'ai obtenue mes diplômes. Pour Luciano, pour son avenir, pour nous. Depuis qu'il m'avait regardé pour la première fois avec ses jolies yeux et ses petits cheveux blond vénitien, je savais que mon devoir était de le rendre jusqu'à la fin et encore après.
J'ai toujours su quelle éducation je souhaitais lui donnée, je connaissais mes ambitions pour lui et pour moi même. J'ai toujours voulu son bonheur, et qu'il soit fière de dire plus tard "Ma maman m'a eu à 14 ans, mais elle a été la meilleure maman qu'on puisse rêver" 
Aujourd'hui j'ai 6 ans de plus, un petit garçon qui est entré au cp et une petite fille merveilleuse de 6 mois. Je n'ai pas changée, je continue à me battre pour mes enfants. Après toutes ces années, les critiques s'en sont allés avec le temps qui passe, elles aussi. J'ai su prouvée au monde entier qu'on peut avoir n'importe quel âge et être une excellente maman. L'amour et la volonté sont les seuls choses nécessaires à la vie d'un enfant. Aujourd'hui ce petit garçon qui a bouleversé ma vie est un petit garçon plein de vie, curieux, intelligent, sensible, protecteur, aimant et tellement encore.. Je n'ai besoin de rien d'autre. Le voir devenir la personne qu'il devient me comble de bonheur. Il me prouve tout les jours que j'ai donnée le meilleur de moi même, et que grâce à ça ill devient un petit garçon épanoui. Oui, cet enfant que tout le monde à insulter avant même qu'il ne sente l'air frais sur son doux visage. Cet enfant qu'on a condamné par simple jalousie ou jugement attife.
Il est merveilleux et incroyable, j'ai réussie, c'est tout ce qui compte.

J'ai été maman à 14 ans, et je ne changerais rien à mon histoire




N'hésitez pas à aller suivre Chiara et sa jolie famille sur son Instagram ICI =)

Commentaires

  1. Deja un grand bravo pour ces témoignages, je tiens a vous félicité j ai etait maman a 16 et demi , en 2005 j ai donné naissance a ma fille qui aujourdhui a 13 ans et demie , j ai 30 ans je suis maman de 5 enfants... quand on es jeune maman oh que oui les gens sont mechant surtout les adultes , quand j ai appris ma grossesse j etait enceinte de 5 mois et demi le jour la j ai appris que jetait enceinte que j attendait une petite fille et qu elle allais pointer son nez d ici quelque mois ! Le monde s ecroule car on ne comprend pas je me suis toujours proteger pris la pillule sans jamais la loupé, mais sa mais arrivé, ma mama a etait la elle ma soutenue la famille de lui aussi ils ont etait tres present , et ce n est pas donné a tout le monde d avoir des parents compréhensif et surtout qui accepte la nouvelle certes parfois avec du temps mais je me suis mise a la place de maman en me disant c est un truc de fou car nos bebes vont avoir un bébés je n ai jamais cacher a mes filles que je les ai eu jeune mai je leur ai toujours dit que j aimerais quelle puisse avoir quelquun de serieux, de continuer leur etudes quelle profite de leur jeunesse je ne regrette en rien d avoir eu ma fille jeune mais en 2005 c etait encore vraiment tabou , donc je sais pas quoi ces jeunes filles passent, ne lachez pas prouvez leur que malgres votre jeune âge, vous serais surement des mères plus exemplaires que d autres ,
    Bon courage a vous

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